retour à la case départ

retour à la case départ
.

contradictions:

J'aime ce blog, j'en change .
Le passé me révulse, je m'y replonge .



Enjoy
Tess, Lili et Marie sont sur un bateau. Tess, Lili et Marie tombent à l'eau. Tess sauve Lili. Qui crève dans l'atroce supplice qu'est la noyade? Personne. Marie sait nager et parvient à attrapper et étrangler Lili. Les deux survivants sont donc Tess et Marie. Tess se consolera de la mort de Lili en baisant Marie.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes!

# Posted on Tuesday, 05 December 2006 at 2:21 PM

Edited on Tuesday, 05 December 2006 at 3:08 PM

Pouet

Elle sentit comme des centaines de lames qui s'enfonçaient simultanément en elle. Poly se retourna. Jérémy se tenait face à elle et venait de l'asperger du contenu d'une bouteille d'eau glacée. Elle la lui arracha des mains et vida sur lui ce qu'il restait, mais il réussit à s'en emparer à nouveau. Elle recula.
Son t-shirt mouillé lui collait à la peau. On pouvait voir ses formes plus distinctement que jamais.
Il avait gardé la bouteille à la main et bavait littéralement devant elle, les yeux grands ouverts. Elle était magnifique avec cette multitude de gouttes d'eau dégoulinant de ses cheveux et perlant sur son visage. La jeune fille avait l'air furieuse et s'apprêtait à lui crier dessus.
Mais à ce moment, Pope arriva :
- Qu'est-ce qui se passe ici ? C'est quoi toute cette eau par terre ? Vous allez me nettoyer ça tout de suite !
- Oui, monsieur ! répondit très promptement Jérémy.
- Non, je proteste ! s'indigna Poly. C'est lui qui m'a balancé ça à la gueule, j'avais rien demandé !
- Evitez de proférer des grossièretés, ce n'est vraiment pas joli venant de vous. En attendant, vous vous débrouillez entre vous, je veux simplement que ça soit fait.
- Bien monsieur, répondit Jérémy.
Pope s'était à peine éloigné que Poly se tournait vers Jérémy :
- Gnagnagna, "oui monsieur", "bien monsieur". T'es vraiment... Un lèche-bottes!
- C'est pas vrai. Si tu veux je te passes les clés de chez moi pour que tu te sèches. Le sèche-cheveux est dans la salle de bain.
Elle se demandait qu'est-ce qui l'énerverait le plus : qu'elle accepte ou qu'elle refuse. Finalement elle accepta. Mauvais choix.
- Ok, tiens ! dit-il avec une voix enjouée en lui tendant les clés. J'espère que tu seras encore là quand je reviendrais, je pourrai te préparer un bon milkshake !
- Je préfère quand les bananes sont entières...
- T'en auras une entière si t'y tiens tant !
- Cool.
Elle le planta là, et se rendit directement chez lui, espérant avoir le temps de se sécher et de repartir avant qu'il ne revienne. Dans les couloirs, les étudiants sur retournaient sur son passage et la dévisageait. Quelle honte... Elle lui ferait payer ça. Des idées de vengeance commençaient déjà à germer dans son esprit.
Arrivée chez Jérémy, elle se déshabilla et pendit ses affaires sur le sèche-linge ; puis elle alluma le sèche-cheveux et le dirigea vers le t-shirt totalement trempé. Elle comprit alors qu'elle en aurait pour pas mal de temps. En prévision du retour de Jérémy elle lui emprunta un peignoir et l'enfila. Elle n'aurait vraiment pas apprécié qu'il la surprenne en petite tenue.
Au bout de ¾ d'heure elle entendit la porte du studio s'ouvrir malgré le vrombissement du sèche-cheveux.

Il entra dans le couloir, et su dès cet instant qu'elle était encore là. Il se dirigea vers la salle de bain et la vit, en peignoir, assise sur le rebord de la baignoire, le sèche-cheveux à la main.
- J'ai bientôt finit ! cria-t-elle.
Il sourit.
- Tu veux que je te relais ?
- Non merci...
- T'as déjà fait sécher tes sous-vêtements ? demanda-t-il, avec une pointe de déception dans la voix.
- Oui... Ca va, c'est pas ce qui prend le plus de temps...
- Halala... Et dire que si j'étais arrivé plus tôt j'aurais pu te voir toute nue dans ma salle de bain...
- Je te rassures, t'as rien loupé.
- Il te va bien ce peignoir... dit-il en regardant le décolleté qui s'offrait à lui.
En effet, le peignoir était un peu grand pour Poly qui mesurait 30 cm de moins que Jérémy et qui n'avait pas sa carrure d'athlète.
Poly se tourna, resserra la ceinture du peignoir et réajusta ce dernier.
Quand elle se retourna, elle vit que le jeune homme était entrain d'enlever son t-shirt, et elle eut tout le loisir de regarder son beau torse fin, musclé et bronzé. Elle détourna tout de même les yeux, et lui se retourna par pudeur. Chose étrange venant de sa part.
Etant donné qu'il lui tournait à présent le dos, elle en profita pour rejeter un coup d'½il. Il n'était pas très développé contrairement à ce qu'elle avait cru voir au premier regard. Ses épaules était fines et contrastaient avec ses bras plutôt épais – tractions et pompes obligent -, le tout étant pourtant gracieux.
Il suspendit à son tour son t-shirt, puis enleva son jean et fit de même avec. Puis il s'empressa de quitter la salle de bain, tandis que Poly essayait d'immortaliser le souvenir de ses jambes, ses fesses, son dos, son torse, et du corps entier du jeune homme dans son esprit. Tout étant aussi fin, aussi gracieux que possible. Elle était aux anges et se dit qu'une occasion de voir quelque chose d'aussi beau et d'aussi près ne se réaliserait pas deux fois dans sa vie. A part si on comptait le fait qu'elle ait déjà été à moins d'un mètre du chanteur de Tokio Hotel lors d'une séance de dédicaces ratée.
Il réapparut quelques instants plus tard, dans des vêtements secs. Une chemisette blanche et un jean un peu large, assez bas pour laisser entrevoir son caleçon, qui était noir, bien évidemment. So sex.
- Jérémy... Je me demandais... Pourquoi est-ce que t'as un sèche-cheveux ?
- Euh... C'est Mina qui l'a oublié ici... Je voulais lui rapporter mais en ce moment elle est pas d'humeur à me voir.
- Ah...
Il passa sa main dans ses cheveux encore mouillés d'un air un peu gêné.
- C'est bon pour mes vêtements, annonça Poly. Ils sont assez secs pour qu'on ne me regarde pas bizarrement dans la rue comme tout à l'heure.
- Ah ! Je te fais un milshake ? Ou tu veux une banane entière ? dit-il en lui faisant un petit clin d'½il.
Poly rougit légèrement.
- Je veux bien un milshake.
- Alors, c'est parti ! cria-t-il presque en claquant dans ses main et en exécutant une sorte de petit déhanché en tournant sur lui-même.
Poly resta un instant perplexe. Il avait presque été ridicule. D'habitude le moindre de ses gestes était calculé, et là, c'était... spontané. Très étrange.
Il avait remarqué qu'elle avait remarqué qu'il avait été un peu ridicule et se dépêcha de rejoindre la cuisine pour se concentrer sur la préparation du milshake et oublier ce qui venait de se passer. C'est alors qu'il se rendit compte qu'il n'avait plus de banane.
Elle entra dans la cuisine (habillée) et lui sourit. Il lui sourit aussi. D'un air coincé.
- Hum... J'ai plus de banane.
- Mon Dieu ! Comment ça se fait ?
- Ben, je crois que j'ai mangé la dernière ce matin...
- Parce qu'il y en avait plusieurs avant ?
- Euh... oui.
- Pourquoi faire ?
- Bah pour les manger !
- Aïe Aïe Aïe... Et maintenant que t'en as plus, comment tu vas faire ?
- Je vais t'inviter au Starbuck !
- Ouais mais ça remplacera pas la banane...
- Je suis désolé...
- Oh, c'est surtout pour toi. Et ça te fait quel effet ?
- De quoi ?
- De ne plus en avoir.
- Ben, c'est ma foi assez embêtant vu que je t'avais promis un milkshake...
- De tout façon, je préfère manger la banane sans le milkshake.
- Mais le milkshake ça se mange pas avec une banane, puisque c'est de la banane !
- Ouais mais ya pas de milkshake sans banane.
- On dirait que ça a pas vraiment de sens ce que tu dis...
- Ca dépend comment on l'interprète peut-être.
- ...
Il réfléchit pendant quelques secondes.
- J'AI COMPRIS !
- Ouah !
- Bon alors tu veux une banane sans milkshake ?
- Non finalement je veux du milkshake.
- Ah, tant mieux, c'est bien quand ça va jusqu'au milkshake.
- Non, je veux dire, je veux bien aller au starbuck.
- Ah... Bah c'est bien quand même ! On y va ?
- Bah oui.
- Ok.

Une fois dehors, Poly hésita.
- En fait j'ai jusqu'à 18h ce soir, et il est que midi.
- Et ?
- Ca serait plus judicieux d'aller manger quelque chose plutôt que d'aller au Starbuck maintenant.
- En effet ! Je t'invite où tu veux !
- Euh non... J'aime pas me sentir redevable. Mais je veux bien aller où je veux par contre.
- C'est-à-dire ?
- Au Mac Do !!! Se bouffer un bon Big Mac, avec cheeseburger, coca, potatoes, ketchup et tout ! T'es partant ?
- Euh... Si tu veux.
La description que venait de faire Poly l'avait légèrement refroidi.
- Quel Mac Do ? demanda-t-il.
- Les Champs !
- C'est à perpette ! Faut pas pousser mémé dans les orties non plus !
- Elle est en short.
- Quoi ?
- Non rien. S'il te plaît, t'as dit où je veux ! Je veux aller au Mac Do des Champs !
- Mais là-bas le Maxi Best of il doit coûter 10 euros !
- Non, il coûte 20 centimes de plus qu'à Montparnasse.
- ... Bon d'accord...
- Merci, t'es trop gentil.

Ils prirent donc le vaisseau, puis le métro, et se retrouvèrent aux Champs Elysées.
Il descendirent un peu l'avenue et se retrouvèrent devant le Mac Do, grandiose.
- Ah ouais... Y a pas photo par rapport à celui d'Alésia !
- T'inquiètes ! s'exclama Poly.
Il était immense, accueillant, et grouillait de monde en ce samedi midi. On aurait dit une cantine chic, avec des hommes en costards comme clients. Le deuxième étage offrait une vue imprenable sur la rue, et les deux adolescents s'assirent à côté de la fenêtre.
Très romantique. Poly constatait avec ravissement que porter un costard et travailler dans le 8ème n'apportait pas plus de classe qu'aux gens dis normaux pour manger un Big Mac.
Elle se fit une joie d'en mettre plein à côté, de laisser la salade et la sauce déborder de ses sandwichs et de se lécher les doigts à la fin du repas sous les regards horrifiés des personnes des tables d'à côté. Seul Jérémy l'observait d'un regard étonné, mais totalement dépourvu de dégoût.
Une heure plus tard, ils quittèrent le restaurant, suivis de plusieurs pairs d'yeux accusateurs.
- Et maintenant ? Il nous reste 4 h, annonça Jérémy.
- Maintenant c'est toi qui décide.
- Cinéma ?
- Voir quoi, et où ?
- Un film où le héro est très moche, et Montparnasse pour le quartier.
- James Bond ?
- Ca me va.
Ils achetèrent le Pariscope et choisirent une séance au Gaumont Parnasse à 14h30. Juste le temps d'y aller.
Il insista pour payer sa place, et cette fois elle ne pu refuser. Son regard la faisait fondre, son sourire la propulsait quelque part, mais elle ne savait pas très bien où. Juste dans le bonheur peut-être.
Ils étaient tellement absorbés l'un par l'autre qu'ils se trompèrent de salle, et lorsqu'ils arrivèrent dans la bonne, toutes les places de la dernière rangée étaient déjà prises. Ils furent donc contraints à s'asseoir en plein milieu de la salle et à faire lever une dizaine de personnes, mécontentes d'être dérangée pendant la diffusion des publicités qui sont, il faut l'avouer, toujours très enrichissantes sur le plan intellectuel et culturel.
Enfin assise, Poly posa ses coudes sur les deux accoudoirs et se tassa sur le siège, paressant encore plus petite qu'elle ne l'était. Elle se félicita d'avoir choisit de porter des lentilles, ce qui, par conséquent, ne l'obligeait pas à sortir ses lunettes. Parce que les lunettes, c'est pas très esthétique, et puis pour s'embrasser c'est pas pratique.
Jérémy, qui ne s'était pas tassé, se trouvait 30cm plus haut que Poly. Vu de l'extérieur ce n'était pas très esthétique, et puis pour s'embrasser pas très pratique.
La dernière publicité prit fin, les lumières se rallumèrent, et Poly se redressa. Quelques secondes plus tard l'éclairage faiblit, laissant la salle dans l'obscurité si l'on ne considérait pas les deux indicateurs des sorties de secours.
Pendant ce court instant de ténèbres, Poly sentit une main se glisser dans ses cheveux, et un baiser se déposa délicatement sur sa pommette. Un frisson intérieur la parcouru et elle ferma les yeux.
Le film commença.
Jérémy se demandait s'il allait oser passer son bras autour de l'épaule de l'ange assit à côté de lui. Au bout d'une heure de réflexion – heureusement, le film durait 2h30 -, il décida qu'il pouvait tenter ce geste, parce qu'après tout, elle n'avait jamais mal réagit à ses « avances ». En même temps, elle n'avait pas non plus mal réagit aux avances d'Andrea, et pourtant, il s'était fait mettre un vent dont le lycée se souviendrait encore longtemps. Mais Poly avait accepté de venir au cinéma avec lui...
Il prit son courage à... un bras, et passa ce dernier autour de l'épaule de la jeune fille qui se trouvait à côté de lui.
Elle tourna la tête vers le jeune homme et leurs yeux s'enflammèrent dans la pénombre. Le feu s'étendit et les flammes léchèrent leurs corps de l'intérieur, brûlant leurs sens et incendiant leurs pensées. Elle posa sa tête sur son épaule, il resserra son étreinte. Il resterait toujours des braises au fond d'eux, quoiqu'il arrive.
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Sunday, 03 December 2006 at 5:06 PM

Concert ^^

Concert ^^
Hier concert de Tokio Hotel (l)

Je l'ai trouvé moins bien que le premier, à part le début qui était carrément euphorisant au point que j'en avais les larmes aux yeux (cte honte).
Déjà la salle était plus grande, moins intime :p ; puis c'était exactement le même concert, avec les mêmes playback à la fin (lol saousse ^^) ; puis je me suis fait prendre mon appareil photo (pas douée...) et j'ai pas pu jouer la touriste ; puis yavait des filles qui chantaient faux et qui gueulaient à côté de moi ; puis les lumières éblouissaient ; puis y avait plus l'effet-première-fois quoi ; puis Bill a pas parlé français cte feignasse


Sinon bien sûr il chantait bien, ils grattaient bien, il batait bien, et c'était super, et yavait de l'ambiance, et j'ai eu un poster (pas gratuit) et ... voilà.


PRAD.

# Posted on Monday, 27 November 2006 at 1:47 PM

Nathalie Portman - V for Vendetta

Nathalie Portman - V for Vendetta
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Friday, 24 November 2006 at 12:35 PM

Just dreams

Just dreams
Qu'est-ce que l'on peut penser d'une fille qui rêve de ses rêveries?

Un père veut scarifier son fils en lui entaillant des lettres dans la mains. Le fils dit que non, il va se le faire lui même, prend le scalpel et commence à se couper la chair. Mais le père l'empêche de continuer, le met sous anesthésie pour qu'il ne sente rien et lorsque le fils se réveille, il a ses entailles dans la mains. Une sensation de douleur le traverse de temps à autres, sans plus. C'est bon, ça c'est fait.



Puis je suis avec Saousse et d'autres dont je ne me rappelle plus. On creuse un trou (to dig, dug, dug ça a dut me marquer ces putains de verbes irréguliers), et là, que découvre t-on?

Oh, bonheur!! De la coke, de l'héroïne!! Des dizaines de gros sachets, d'au moins 100 gé chacun. C'est la mine d'or. Je me jette dessus, j'en prends un et le cache dans mon manteau. Une des filles me regarde avec un air de reproche et je supplie: "Juste un...". Elle me laisse le prendre et elle, récupère l'héro.

On se retrouve dans un train, elles me disent d'attendre, et j'ai un peu peur... Qu'est-ce que vont penser mes parents? Je ferais pas mieux d'attendre? Mais non, j'ai trop hâte... Je vais dans les chiottes, j'aligne deux traits devant moi et me demande: "Est-ce que je risque une overdose? Peut-être que je devrais m'en taper qu'un?".
Je cherche un billet, heureusement mes parents m'en ont passé un de 5e le matin même. Je snif le premier trait, puis je me dis qu'après tout c'est pas si grave... Je snif le second.
Je sors des chiottes en m'essuyant le nez. Je me sens normal, juste prise de petits vertiges. Tout va bien. Je croise Saoussen qui me demande mon sachet de coke. Elle va à son tour dans les chiottes.


Fin.



Je crois que Hell a légèrement influencé ce rêve... :p

# Posted on Thursday, 23 November 2006 at 4:33 PM