Si vous avez le courage...^^

Histoire d'éclairer quelques points :p
- Jérémy entre en cours de physique
- Benjamin est un de ses meilleurs potes (on s'en tape un peu mais bon)
- Jérémy peut avoir des visions prémonitoires à n'importe quel moment que ce soit volontaire ou non: je les appelle flash (pour l'instant)
- Jérémy est plus ou moins amoureux de Poly, mais l'attrait sexuel prend un peu le dessus à ce moment là


Il entre dans la salle, d'un pas nonchalant. Il arrive à se glisser à travers la masse pour prendre place au troisième rang. Benjamin s'assoie à côté de lui. Tout en sortant leurs affaires ils échangent quelques mots et esquissent des sourires en regardant le professeur avec amusement. Celui-ci est déjà entrain de sermonner les élèves qui « font un boucan pas possible pour s'installer ». Les chaises grincent, les sacs s'ouvrent et se vident de leurs contenus, que sont des dizaines de classeurs, de livres et de cahiers uniformisés. Les tables sont maintenant en ordre, le manuel d'un côté et la trousse dessus, de quoi écrire sous les yeux. Les regards se dirigent vers le professeur encore tout émoustillé du récent passage de la séduisante surveillante pour qui il a le béguin. Jérémy ne laisse rien paraître mais il doit penser : « Moi, je me la suis faîte ! ». Les élèves ayant constaté que le professeur a besoin de quelques instants pour se remettre en profitent pour se retourner et polémiquer sur les élections prochaines. Puis : « Silence ! ». Tout le monde se tait, Jérémy n'a pas bronché depuis qu'il est entré, il regarde le tableau. Ou plutôt en direction du tableau ; il a les yeux dans le vague. Benjamin lui donne un cou de coude. Pas de réaction. Chiquette.
- Eh ! Quoi ?! s'exclame Jérémy en sursautant
- Ca te dit tout à l'heure on se pose chez Maxime ? Il en a pour 20 E.
- Non j'ai pas envie de ça aujourd'hui... Désolé.
Le professeur a commencé son cours. Jérémy se redresse et écoute. Ses yeux suivent chaque mouvement de l'homme debout face à la classe. Il remarque les moindre petits détails aux quels personne ne prête attention. Sa façon de regarder systématiquement la porte de la classe, de jeter un coup d'oeil à son allure à chaque fois qu'il en a l'occasion dans le reflet du téléviseur. Oui, des petits détails que l'on comprend et perçoit lorsque que l'on est soi même amoureux.
Jérémy retombe dans les rêves. Il s'adosse à la paillasse qui se trouve derrière lui, bascule légèrement la tête en arrière et ferme les yeux.
Elle apparaît devant lui, riant. Il sourit. Il lui demande ce qu'elle fait le soir même et elle lui répond qu'elle n'a rien de prévu. Silence. Il la prend dans ses bras, elle se laisse aller et lui caresse les cheveux, la nuque. Des frissons de plaisir le parcourent, leurs lèvres se rencontrent, les Trois Mots en sortent, si tendres...
- Jérémy !!
Le rêveur, émergeant brutalement, tombe de son tabouret en essayant vainement de se rattraper à la paillasse au passage. Toute la classe est hilare et lui rouge de confusion.
- Excusez-moi monsieur, j'ai... euh... glissé ?!
- Monsieur Skywalker, vous ne servez à rien ! Sois vous faîtes au moins l'effort de paraître attentif à mon cours, soit vous allez vous reposer chez vous, afin d'éviter de distraire les autres élèves qui eux, souhaite écouter.
Raclements de gorge dans la classe, et murmures interrogateurs « Nous, écouter ? Il a fumé ? ». Le professeur ignore. Ou n'entend rien.
- Cela ne se reproduira plus, monsieur.
- Bien.
Le cours reprend. Jérémy écoute pendant quelques temps, dessine des croix dans son cahier, fait un solitaire qui lui rappelle justement à quel point il est seul et compte le nombre de « euh » que le professeur place par phrase.
Les plumes courent sur les lignes.
Jérémy l'imagine entrain d'écrire, elle aussi. Elle rêve sûrement un peu. Elle se trouve dans la classe juste à côté de la sienne, en cours de physique comme lui. Il réfléchit à la manière dont il pourrait entrer en contact avec elle. Il y a une porte qui communique entre les deux salles, et une sorte de hublot qui permet de voir ce qu'il se passe de l'autre côté. S'il se penche un peu vers la gauche... il parviendra à voir à travers le hublot et pourra peut-être entrapercevoir ses cheveux... ou son magnifique dos. Ridicule. Mais à tenter.
Il commence à décaler son tabouret vers la gauche, le plus possible. Puis il essaye de faire bouger la paillasse, mais rien à faire, elle est clouée au sol. Il se retourne vers Benjamin et se rend conte qu'il le regarde fixement.
- Mais qu'est-ce que tu branles, là ? demande t-il comme s'il parlait à un aliéné.
- J'essaie juste de voir Poly, elle est dans la classe à côté !
- Mais n'importe quoi, vraiment ! Ca sonne dans 20 minutes ! Tu peux pas attendre 20 minutes ?
Jérémy le regarde à son tour comme s'il était atteint. Puis il remue lentement la tête de gauche à droite.
Il fait tomber un stylo, se lève pour le ramasser, en profite pour regarder à travers le hublot, ne voit rien, regarde encore, plisse les yeux, refait tomber son stylo, se penche encore pour le ramasser, se relève, regarde encore...
- Jérémy ! Sortez de la salle ! Vous ne servez définitivement à rien !
Jérémy ne se fait pas prier. Il range ses affaires. Au moment de passer devant le hublot, il ralentit le pas et la voit. Elle s'est retournée pour parler à une fille qui se trouve derrière elle. Jérémy bénit cette fille. Il a alors un flash : dans 10 minutes Poly se fera virer de cours, pour bavardages incessant justement.
Tout joyeux, il quitte avec empressement la salle, va dans les toilettes du couloir, se passe un peu d'eau dans les cheveux, et prend le temps de lire les inscriptions sur les murs :
« Combattre pour la paix, c'est baiser pour la virginité.»
Trop cool. Il s'assoit dans le couloir, attendant que Poly se fasse renvoyer.
5 minutes plus tard, la porte de sa salle s'ouvre.

+

Elle sortit du cours comme prévu. En apercevant Jérémy elle prit un air faussement outré et tenta de se justifier.
- J'ai été virée alors que c'est même pas moi qui parlait ! Injustice...
Il sourit.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? demanda t-elle
- Je t'attendais. Je savais que t'allais te faire virer.
- Vraiment ? C'était si prévisible que ça ? dit-elle avec un petit sourire adorable.
Il la prit par la taille, l'entraîna dans les toilettes, puis la plaqua contre le mur en l'embrassant. Poly se dégagea.
- J'ai l'impression que y a vraiment que le sexe qui compte pour toi !
Il soupira.
- Si c'était seulement pour le sexe, c'est pas avec toi que je serais !
- Quoi !
- Non, je voulais pas que tu comprennes ce que t'as compris !
- Tais-toi tu t'enfonces !
- Ce que je voulais dire c'est que si c'était seulement pour le sexe, je sortirais pas avec un fille comme toi qui passe la journée à me casser les couilles.
- Encore mieux...
- C'est vrai !! T'es toujours entrain de râler, jamais contente ...
- Tu ferais mieux de retourner en cours je crois.
- Je peux pas, je suis viré aussi.
Il la plaqua à nouveau contre le mur et recommença à l'embrasser ardemment. Puis il la prit par les cuisses et la souleva. Elle lui ouvrit sa braguette tout en pensant que les minijupes, c'était vraiment super pratique. Il la pénétra d'un coup. Leurs mouvements étaient saccadés, le va et vient accéléra. Il jouit. Pas elle. Ils se rhabillèrent.
- T'es vraiment Lucky Luke toi... Tu tires plus vite que ton ombre...
- C'est que là c'est une relation sur le pouce, pas le temps de peaufiner...
- Tu pourrais quand même faire un effort.
- Je suis désolé.
- Et dire que les autres sont gentiment entrain d'écouter ce que les profs leurs racontent...
- Oui... S'ils savaient !
Ils se regardèrent. Poly le fixa si intensément qu'il en eut le tournis, mais ce ne fut rien comparé à ce qui suivit.
- Je t'aime Jérémy.
Son coeur battait vite, il n'arrivait plus à penser, ni à dire quoi que ce soit. La sonnerie retentit.
Elle s'enfuit des toilettes et rejoignit la salle de physique.
Et lui, il resta planté là, à se répéter que c'était le plus beau jour de sa vie. Les mots résonnaient encore, si déplacés dans le contexte. Dans ces toilettes sales où l'odeur était nauséabonde et les murs envahis par les graffitis, elle lui avait dit ces mots purs, simples et beaux.
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# Posté le mercredi 25 octobre 2006 15:24

Modifié le mercredi 25 octobre 2006 15:37

Hell - Lolita Pille

"Le vide, on ne peut pas le décrire. Juste ses effets. Me raccrocher à ma vie de con. Impuissance. Envie de passé. Tout recommencer, éviter les erreurs, quelles erreurs? Voué au vide? Ecrit. Destin. Et toutes ces conneries. Le moindre geste est pesant. Les yeux rivés au sol. L'indifférence à tout. Haïr les objets. Se distraire, prendre un bouquin, regarder un film, sursis pendant une heure ou deux, replonger. Tourner dans Paris, tourner sans but. Ces façades immuables qui abritent tant d'amours bon marché, ces existences grouillantes qui me dégoûtent.
Nous... Quelque part, quelqu'un vit sans moi."


"Où es-tu mon amour? Est-ce que tu dors comme un bébé dans ton grand lit tout blanc? Ou comme moi, y a t-il des bras qui t'enserrent et dont tu ne peux te dégager, une bouche qui recherche la tienne, un souffle dans lequel tu tentes de retrouver le mien? Tu fermes les yeux et tu penses à moi. Ton visage contre le mien, tes cils effleurant mon front. Je reconstitue tes traits à l'aveuglette en les carressant doucement. Ton nez. Tes yeux. Ta bouche. Ta bouche... Nos lèvres qui se touchent en un baiser indicible. De plus en plus vite, de plus en plus fort. Tu me portes et m'emmènes. J'ai les yeux fermés mais ça ne me gêne pas pour arracher les boutons de ta chemise en m'y cassant les ongles. C'est comme à chaque fois... Je renverse la tête en arrière et je ris, je ris de joie, de bonheur d'être avec toi, contre toi. Nos jambes entrelacées, tes lèvres brûlant mon cou. Une main dans tes cheveux, l'autre s'attaque à ta ceinture et qui l'envoie voler à l'autre bout de la pièce, avec le reste. Je suis pressée et toi aussi. Des contorsions sans nom pour me débarasser de mon jean sans cesser de t'embrasser. J'ai l'impresion que, si je te perds un instant, je te perds pour toujours. "Je t'aime" crient mes muscles tendus dans les efforts que je fais pour que tu attaignes la jouissance suprême. Je te possède entièrement, et je suis à toi, je suis heureuse."


C'est l'histoire la plus horrible et la plus belle que j'ai jamais lue
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# Posté le samedi 21 octobre 2006 16:55

Modifié le dimanche 22 octobre 2006 07:25

Tsss

J'aimerais bien que tu fasses le premier pas.
Et puis le deuxième aussi.
Et le troisième.
Enfin tu vois... J'ose pas. Qui sait, tu pourrais me jeter.
Et après je pourrais plus me regarder dans une glace pendant pas mal de temps. Tu me diras, j'y perdrais pas grand chose c'est sûr. Mais c'est une métaphore tu vois? Laisse tomber t'es encore plus con que moi.


- Qu'est-ce que tu me reproches exactement?
- Et bien... En gros, que tu conseilles à tous les nouveaux qui veulent se vider les couilles pour pas trop cher de venir me voir...
- Mais j'ai jamais dit ça!
- Ca m'aurait étonnée que tu dises le contraire.


- Pourquoi t'es pas venu à la soirée?
- Ah! T'as remarqué... Je me sentais pas d'humeur.
- ...
- Tu veux venir boire quelque chose?

- On joue à action ou vérité?
- Ok.
- Alors, action ou vérité?
- Action.
- Déshabille-toi.
Elle va dans le lit et se déshabille.
- T'es pas drôle je peux rien voir là.
- Action ou vérité?
- Action
- Déshabille-toi.
- Normalement on a pas le droit...
- Tsss.
- Bon.
Il entre dans le lit et se déshabille.
- Et maintenant on fait quoi? On baise?
Il la prend et la serre contre lui en l'embrassant.
- Non... Je préfère pas ce soir.
- ...
- Tu bandes?
- C'est quoi cette question?!!
Elle essaye de soulever la couverture pour regarder.
- Ehh! Mais arrête ça se fait pas! T'aimerais que je te fasse ça?
- Non t'as raison. Excuse-moi. Mais tu bandes?
- Imagine-toi à la place d'un mec, qu'est dans un lit, avec la fille qui l'attire le plus au monde, cette fille est nue, et lui aussi. Et la fille, elle veut pas coucher avec lui.
Poly se redresse et se tourne vers lui, le regardant dans les yeux.
Elle a un sourire à peine perceptible.
- T'es trop belle. Arrête de me regarder comme ça je vais te sauter dessus.
Trop tard. Il est sur elle.
- Ah oui tu bandes.
Ils sourient tous les deux et s'embrassent.
Etreintes, caresses.
- Jérémy je peux pas.
- Pourquoi?
- J'ai besoin de savoir... C'est quoi nous deux?
Soupire de lui.
- Je suis désolée, je peux pas sinon.
- Tu gâches tout, c'était bien parti pourtant... Pfff...




Shut up!
...
Noooooooo
Can't to feel it!
Noooooooo
Can't to believe it!
Noooooooo
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# Posté le mercredi 18 octobre 2006 15:56

C.R.A.Z.Y

# Posté le mercredi 18 octobre 2006 11:00

x

Je viens de retrouver ça, ça date de plus de 6 mois. Et dire qu'en fait c'est toujours pas finit...


C'est finit, c'est triste, c'est plein de souvenirs, c'est plein de pleurs, c'est plein de sourire. C'est l'espoir que je laisse derrière moi, la joie de vivre chaque jour, le bonheur dans un regard.

Oh mon ange, tu
étais si beau. Tu étais si pur. Mais tout sonnait si faux...
J'aurais aimé... J'aurais aimé...

Tou
t le passé remonte en moi, tout afflu. Je voudrais oublier, oublier que je t'aime, que tu n'est que l'intouchable et l'inaccessible. Ange, je ne t'aime plus, ange, je ne suis plus.

Et je souffre,
et je souffre, et c'est finit. Je le sais maintenant, il n'y a plus d'espoir, quelque chose s'est brisé en moi. Quelque chose de précieux, oh oui, mon amour pour toi s'est brisé.
Mon
c½ur a éclaté, encore un peu plus, la cicatrice s'est rouverte pour la troisième fois. Ses éclats se répandent dans mon corps, déchirant chaque parcelle, purifiant chaque goutte de sang, l'opération est douloureuse, mais elle agira bientôt. Oui, bientôt je serais anesthésiée contre toi, je ne te verrais plus comme avant, tu seras moins magnifique, tes défauts me sauteront aux yeux, tu ne seras plus un ange. Je ne t'aime plus mon amour, je ne t'aime plus et c'est douloureux, cela fait mal de savoir que l'on a espéré pour rien, que l'on a encore gâché son temps, que quinze ans se sont déjà écoulés et que je n'ai toujours pas connu l'amour à deux. Je suis obnubilée par ça ; oui je ne pense qu'à ça, à trouver l'amour. Non, mes rêves ne se réaliseront pas, j'écoute cette chanson qui me rappelle mes premiers instants de perdition, je regarde ces photos qui rappellent mon bonheur envolé, je me remémore ces images d'espoirs désespérés. Tu n'es pas lui, tu n'es pas celui que j'attendais... Et ça fait mal, ça fait mal. Parce que maintenant c'est trop tard, mes rêves ne se réaliseront pas, il est trop tard. J'ai mal construis mon futur, j'ai mal bâti mon avenir, les bracelets n'ont pas cassé, j'aurais aimé, tellement aimé... Oh, les mots veulent encore sortir, encore dire ces trois mots si beaux lorsqu'ils sont assemblés, mais mes lèvres ne les laisseront plus passer, ma voix ne dominera pas mes pensées. Tes paroles enchantées n'auront plus d'effets sur mes sens, je suis dénostalgique de ce qui n'a jamais eu lieu, je suis nostalgique, j'aimerais tellement te dire ces trois mots, mais je me retiens, je me l'interdis, je ne tomberais plus dans ce gouffre vide d'avenir. Non, je ne t'aime plus, je ne t'aime plus, je ne t'aime plus, je ne t'aime plus. Et je suis nostalgique, oh oui, tellement nostalgique...

# Posté le mardi 10 octobre 2006 13:42

Modifié le mardi 10 octobre 2006 14:08